Remerciements

Wallons, Flamands, Bruxellois et je n’oublie pas les autres nationalités, vous sillonnez notre beau pays au gré de vos envies.

Ils vont là où le vent les mène.

Ils vont là où le vent les mènera.

L’Ange Souriant les remercie infiniment de nous offrir cet échange universel.

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Un sourire

Un sourire

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu’un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n’est assez riche pour s’en passer,
Personne n’est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,
Il est le signe sensible de l’amitié,
Un sourire donne du repos à l’être fatigué,
Donne du courage au plus découragé
Il ne peut ni s’acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c’est une chose qui n’a de valeur qu’à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu’un qui ne sait plus sourire,
Soyez généreux donnez-lui le vôtre,
Car nul n’a autant besoin d’un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres.

Soleil dans le ciel de Saint-Paul (Marc Shagall)

Recueil : Le Livre d’amour (1920)

Raoul Follereau
(1903-1977)

Nouvelle saison, nouvelle exposition au MuséoParc d’Alésia !

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Du 12 avril au 30 novembre, cette exposition lève le voile sur les réserves du musée Alésia.
Dans les coulisses, à l’abri du regard des visiteurs, les objets archéologiques doivent faire l’objet d’une attention constante pour prévenir leur dégradation et prolonger leur durée de vie.

L’exposition propose de pénétrer dans les réserves et de découvrir une soixantaine d’objets restaurés. Pour chacun, les minutieuses opérations de restauration sont illustrées et expliquées.
Manipulations et jeux sont prévus pour les enfants, mais aussi pour les adultes.

http://www.alesia.com/agenda/expositions_fr_000431.html

Le printemps est là…

Premier sourire du printempsprintemps

Tandis qu’à leurs oeuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d’or.

Dans le verger et dans la vigne,
Il s’en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l’amandier.

La nature au lit se repose ;
Lui descend au jardin désert,
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.

Tout en composant des solfèges,
Qu’aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.

Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l’oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d’argent du muguet.

Sous l’herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d’avril tournant la tête,
Il dit :  » Printemps, tu peux venir !  »

Théophile GAUTIER (1811-1872) – Émaux et camées